Partnerschaftsverein Sulzberg

 
 
 
 
 


Chailland
Petite Cité de Caractère en Mayenne

 Village Fleuri
* 1100 habitants – Superficie de 3600 hectares
* Chef – lieu de Canton ( 9 communes – 8500 habitants )
* Communauté de Communes du Pays de l’Ernée ( Ernée – Chailland )
* Arrondissement de Laval – Departement de la Mayenne

Chailland 
 Pour découvrir Chailland , rien de tel qu’une pause en terasse  .Celles du presbytère , transformées en un jardin potager , offrent une première vue sur la village et son église néogothique à voir pour la belle série de vitraux du maître verrier Alleaume .
De là , en traversant la roseraie et la châtaigneraie communales , on accède aux rochers du Calvaire et de la Vierge qui forment un promontoire privilégié sur la Vallée de l’Ernée et les escarpements granitiques aux alentours .

Un pays et un bourg de caractère

 
Chailland : un pays escarpé marqué par un promontoire propice au refuge ; une rivière génératrice d’énergie hors période estivale ; une forêt pourvoyeuse de bois . En résumé , un territoire qui dispose , depuis des millénaires , de tous les atouts pour accueillir des êtres de caractère.
 
Destins mêlés du bourg et de la campagne
 
Il y a environ 5000 ans , des hommes vécurent à Coagland (Chailland) ; à Clivoy où l’on découvrit 3 haches en pierre polie et où se dresse encore un menhir ; à la Gigoulais où l’on exhuma 18 hachettes de bronze . A moins de 100 mètres de ce hameau , un éperon rocheux barré par un rempart pourrait bien avoir constitué dès cette époque un lieu de refuge . Quelque toponymes antiques rappellent que l’on continua d’y vivre à l’époque gallo –romaine .
Des fragments de céramique attestend , par aillieurs , une réoccupation des sommets de la Gigoulais au Haut Moyen - Age . Le groupe qui y vivait ne devait pas être isolé . En effet , à 3 km au nord –east, à l’emplacement de la Chapelle de l’Habit , reconstruire en 1786 et dédiée à St. Barthélémy , aurait été établi au VIème siècle un ermitage par les disciplesde St. Martin de Vetou ; après avoir été ruiné par les Normands , un certain Aubert l’aurit restauré en 922 .
Avec plus de certitudes , le premier seigneur du lieu , Geoffroy de Chailland , apparaît en 1075 .Et c’est problament après cette date que le bourg prit forme autour de son église romane . La seigneurie de Chailland avait dans le bourg domaine  , moulin et manoir . La famille de Chailland l’habita jusqu’au XVème siècle avant qu’elle n’èchouât en d’autres mains .
 
La forêt , le fer et le lin
 
Au Moyen –Age  , la Forêt de Mayenne fournissait le bois nécessaire aux couvertures de bardeaux . Du XVIème siècle au XVXème siècle , elle livra aux Forges de Chailland le charbon de bois correspondant annuellement à  une coupe de 100 hectares . L’exploitation des Forges enrichit longtemps ses propiétaires successifs , notamment le Cardinal de Mazarin qui l’acquit en 1657 du seigneur d’Aubert . Le déclin s‘amor¸a dès le début de la révolution industrielle .
La textile , d’autre part , n’a sans doute profité qu’à une petite partie de la population en raison de la métallurgie locale . Le Cahier de Doléances de 1789 évoque l’activité : „Les toiles ne parviennent au négociant en gros qu’après que la matière première a été mise en oeuvrw par différentes mains , qui , outre le prix de leur travail , ont fait un profit dessus . Le laboureur , après avoir cueilli son lin et mis à part provision , vend le surplus `celui qui n’en a pas ; l’un et l’autre le préparent pour être filé par leur femme et leurs enfants : le fil est ensuite vendu au fabricant qui , ayant mis en oeuvre , vend la toile au n´gociant „ . En 1862 , malgré la crise mayennaise , on recensait encore 42 tisserands à Chailland .
 
 300 ans d’industrie
 
Dans le Maine , l’apparition au XVIème siècle du haut fourneau et l’utilisation de l’énergie hydraulique , qui lui fut associée du fer . Parmi la vingatine de sites implantés au XVIème siècle près de cours d’eau et forêts ( Jublains , Saint Pierre des Nids , Aron ..) , celui de Chailland ( 1551 ) devint l’un des plus importants .
  
Le haut fourneau au bord de l’eau

L’orginie de la Grand Forge remonte à l’acte du 08 juin 1550 par lequel les seigneurs d’Aubert édifièrent une digue de régulation des eaux . A partir de la rive gauche , on distingue encore sous le tablier du pont enjambant l’Ernée les arches anciennes , les rives construites , „ les partages des eaus entre bourbiers affectés au lavage des minerais et les emplacements des roues à aubes „ .
 ( J –P Gallard )
Sur cette même rive ,apparaît le vestige d’un haut fourneau du XVIIIème siècle que l’on reconnaît à son large ébrasement de halle de coulé ( un autre fourneau fut élevé  en 1724 près de l’étang de Villeneuve ) . C’est par le gueulard que l’on chargeait le minerai de fer , le charbon de bois et la castine ( liant calcaire ) . L’ouvrage fonctionnait en continu et produisait 2 coulées par 24 heures . Les gueuses de fonte ( = 1 tonne ) obtenues à la sortie étaient affinées ( fonte – cassante – purifiée pour donner de fer ) à la Forge voisine . On découpait le fer en barres  , après nouveau réchauffement , à la fonderie . Celle–ci était éloignée de quelques centaines de mètres en aval en raison de l’étroitesse de la Valée de l’Ernée à la Forge . D’où des difficultés d’acheminement .
 
Du bois , mais pas assez de minerai
 
Pendant toute la durée de l’exploitation , le bois ne fit jamais défaut . Vers 1780 , la Forêt de Mayenne couvrait 3000 hectares aménagés en taillis sous futaie et divisés en 18 coupes de 160 hectares pour le besoin des Forges  , une coupe de 125 hectares ( = 30 000 sacs de charbon de bois de 50 kg ) de bois de taillis de 20 ans suffisait alors au besoin annuel des 2 fourneaux . En revanche , le minerai de fer , extrait les premiers temps des carrières à ciel ouvert en forêt de Chailland , vint à manquer au XVIIIème siècle . Dès la fin du XVIIème siècle , on dut exploiter 3 mines à
Bourgneuf –la –Forêt ( à 15 km ) . On comprend alors que , pour le transport de tous  les matériaux à l’usage des forges , on utilisât jusqu’à 400 chevaux et mulets .
 
Metallurgique
 
Taques et fer en barres
 
Jusqu’au XVIIIème  siècle , quelques spécialités métallurgiques firent la renommée de Chailland : des taques de cheminées armoirées et des dalles tumulaires en fonte moulée , des essieux pour voitures .
Mais la Forge produsait surtout de fer en barres , en verges et vergettes , vendu en Anjou et en Normandie , principalement aux cloutiers de la région de Tinchebray . Elle fournissait également serruriers , dinandiers et maréchaux .
A partir de 1827 , la commercialisation devint difficile . La concurrence des Forges à l’anglaise 
( meilleure productivé ) établies en France porta un coup fatal aux Forges à bois , difficile alors d’écouler la production locale : 600 tonnes de fer pour l’année 1834 . Les traités libre-échangistes de 1860 hâtèrent la fermenture ( 1862 ) .
 
500 ouvriers comme des abeilles dans une ruche
 
Au hammeau de la Grande Forge , un immeuble collectif à 3 niveaux et 5 souches de cheminées desservant deslogements à distribution verticale , avec galerie de bois en fa¸ade arrière , rappelle l’ancienne présence ouvrière . Dès 1717 , une montrée fait état de l’habitation des forgerons „ bastye le long de la cour à main droite en descendant à la Forge „. Un siècle plus tard , un acte signale „ des habitations se tenant les unes aux autres , couvertes en bardeaux , servant de logement à 22 ouvriers forgerons dont l’une d’elles est à un étage et sert d’habitation au caissier de la Forge „. Exepté ces quelques ouvriers fixés sur leur lieu de travail en raison de leur spéciialisation  métallurgique , tous les autres étaient affectés à la coupe du bois , à la fabrication du charbon ,  à l’extractiiondes minerais ou au transporte des matériaux . Ils étaient payés à la journée et , en période des basses eaux , s’affairent aux moissons . Mais leur situation n’était guère reluisante ,à en croire le Cahier de Doléances  : 183 chefs de famille demandaient l’aumône . Cette classe d’hommes se ressent des lieux , sauvages qu’elle habite , et leur caractère grossier aigullonné par le besoin les porte à toutes sortes d’excès . Ils ravagent les jardins et vergers en plain jour .

 
 
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